Kivu

Le premier voyage, en 2011, a vu naître la collaboration
entre Café Liégeois et ComEqui.

En 2011, quand Michel et Éric nous ont entraînés au Kivu, c’était pour nous montrer l’extraordinaire travail qu’ils accomplissaient là-bas, l’un à remettre sur pied les plantations de café qui avaient décliné après l’époque coloniale, l’autre à accueillir les enfant-soldats, les orphelins et les bébés nés de mères violées. La région a été extrêmement affaiblie par les conflits et les guerres, cela saute aux yeux dès le passage de la frontière rwandaise : d’un côté, un pays extrêmement propre et entretenu, auquel les routes belges ont tout à envier. De l’autre, après un no man’s land à travers lequel il vous faut tirer vos bagages tant bien que mal, le Congo, ses coupures de courants qui obligent les douaniers à vérifier les passeports à la lueur des bougies, et une ville, Goma, qui porte encore les stigmates de la guerre et de la dernière éruption volcanique. Des camps de réfugiés par dizaines, aussi, et des milliers de personnes déplacées…

Le café du Kivu de Café Liégeois : Sous le label Mano Mano, Café Liégeois propose un café Kivu en mélange. En origine pure, on se tournera vers Kivu RDC, un lavé fermenté présentant une belle acidité. « La plupart des cafés du Kivu sont rwandais, mais un café congolais avait davantage de sens pour nous, qui sommes belges et connaissons le travail de ces producteurs-là. »

Le premier voyage, en 2011, a vu naître la collaboration entre Café Liégeois et ComEqui.

En 2011, quand Michel et Éric nous ont entraînés au Kivu, c’était pour nous montrer l’extraordinaire travail qu’ils accomplissaient là-bas, l’un à remettre sur pied les plantations de café qui avaient décliné après l’époque coloniale, l’autre à accueillir les enfant-soldats, les orphelins et les bébés nés de mères violées. La région a été extrêmement affaiblie par les conflits et les guerres, cela saute aux yeux dès le passage de la frontière rwandaise : d’un côté, un pays extrêmement propre et entretenu, auquel les routes belges ont tout à envier. De l’autre, après un no man’s land à travers lequel il vous faut tirer vos bagages tant bien que mal, le Congo, ses coupures de courants qui obligent les douaniers à vérifier les passeports à la lueur des bougies, et une ville, Goma, qui porte encore les stigmates de la guerre et de la dernière éruption volcanique. Des camps de réfugiés par dizaines, aussi, et des milliers de personnes déplacées…

A 2 heures de route de Goma, dans le village de Minova, ComEqui a mis sur pied une mini coopérative de planteurs, qui fait un boulot extraordinaire. En 2011, nous nous y étions rendus pour inaugurer la plantation. Nous avons dormi chez des prêtres, dans des chambres que nous avons découvertes à la lueur des bougies. Pour constater le lendemain matin que les oreillers, littéralement noirs de crasse, portaient encore l’empreinte de la tête des locataires précédents…

Mais c’est cette année-là qu’est née notre collaboration avec ComEqui. Nous voulions faire plus que du commerce équitable : reconnaître le travail des producteurs derrière chaque paquet de café, améliorer leurs conditions de vie… L’année suivante, nous avons acheté 50% de la production, soit moins d’un demi-conteneur, en leur ristournant 0,20°€ par kilo de café vendu. Aujourd’hui ils en produisent environ 25 conteneurs par an, et nous sommes toujours là, à vendre un café organique, Fairtrade et de qualité, pour soutenir de petits producteurs justement rétribués pour leur travail.