Notre engagement

récolte de café

Mano Mano nous offre l’occasion, unique et essentielle, d’aller à la rencontre de ceux qui œuvrent pour nous à l’autre bout du monde. Nous mettons un nom et un visage sur un producteur, et son histoire donne une nouvelle saveur à notre travail. Nous nous engageons aussi, et surtout, à commercialiser un café produit dans des conditions saines, naturelles et équitables, par des communautés villageoises qui en retirent un profit juste et légitime.

Pour ces producteurs, mais aussi pour chaque membre de notre équipe, l’ensemble de nos partenaires et chacun d’entre vous, nous voulons offrir un café de qualité, et donner à sa commercialisation un visage humain.

Nos partenaires

Les bonnes intentions suffisent rarement… La démarche de Mano Mano resterait lettre morte sans les relais locaux, qui en matérialisent les effets. Les asbl Terres Solidaires et Comequi (pour Commerce Équitable) travaillent respectivement dans les régions du Chiapas, au sud-est du Mexique, et du Kivu, en République Démocratique du Congo.

fairtrade

Le label indépendant

Fairtrade vous garantit que votre café a été certifié selon les standards internationaux du commerce équitable. En achetant ce produit, vous contribuez à l’amélioration des conditions de vie et de travail des producteurs de pays en voie de développement, et vous encouragez le respect de l’environnement.

Chiapas

Terres solidaires et le chiapas

Depuis 1994, l’association Terres Solidaires développe avec les communautés indigènes du Chiapas un projet de diversification et de rééquilibrage alimentaire.En apportant son soutien logistique et son expérience, l’association belge favorise et accélère le processus de développement des plantations de café et des cultures potagères locales qui constituent les principales ressources naturelles de ces indiens du bout du monde.

Témoignage du fondateur de l’a.s.b.l.,
Jean-François Bavais

Au sud-est du Mexique, dans la région du Chiapas, les communautés Mayas (indiens Tzotziles et Tzetales) s’acharnaient à survivre. À plus de 2.000 m d’altitude, les conditions sont très difficiles et l’unique ressource était le café. En 1994, les choses commencèrent à changer. Dans le bon sens. Laissons la parole à l’un des principaux acteurs de ce changement, M. Jean-François Bavay.

Jean-François Bavay, en 1994, vous avez créé avec votre épouse Liliane et Yves Sagnart, ingénieur agronome, l’asbl Terres Solidaires. Le but de celle-ci est d’assister les communautés indigènes du Chiapas, dans leur activité de culture du café.
Comment les choses se sont-elles mises en place ?

J’étais président du Fonds Wallon pour l’Agriculture. À ce titre, j’ai été amené à me rendre, presque par hasard, dans cette région dont j’ignorais tout. Je n’en ai pas cru mes yeux. Les femmes dépulpaient les cerises de café manuellement et elles avaient littéralement les mains en sang. Cette image fut fondatrice, mais elle n’illustrait qu’une partie du problème. Les villageois étaient roulés par les acheteurs de café qui imposaient des prix ridiculement bas, au point que ces cultivateurs ne pouvaient s’acheter le moindre matériel pour améliorer leurs conditions de travail.

Depuis sa création, l’association Terres Solidaires développe avec les communautés indigènes du Chiapas un projet de diversification et de rééquilibre alimentaire. L’éthique de l’asbl est fondée sur un travail exclusivement bénévole (comme l’asbl Comequi), ce qui permet de garantir que l’intégralité des fonds récoltés arrive sur place et est affectée directement aux projets décidés. En apportant son soutien logistique et son expérience, l’asbl belge favorise et accélère le processus de développement des plantations de café et des cultures potagères locales qui constituent les principales ressources naturelles de ces indiens du bout du monde.

Après le choc initial, quelle a été votre action ?

D’abord, acheter des dépulpeuses. En Europe, leur prix est dérisoire mais ces machines ont changé la vie de ces familles. Ensuite, fabriquer des dalles en béton, pour un séchage de qualité du café. Enfin, mettre en place un circuit vertueux pour l’achat de la production de ces caféiculteurs. Bien sûr, tout cela ne s’est pas fait du jour au lendemain... Mais en gros, on est passé d’un prix de 1 franc du kilo à 7 francs... Et la production, autrefois valorisée à 10%, l’est maintenant à 90%. Et elle a aussi reçu le label Fairtrade. Notre collaboration avec Café Liégeois, qui nous retourne 0,20€ par kilo de café, constitue également un apport considérable, surtout à l’échelle des communautés rurales mexicaines.

Un résultat dont vous pouvez être fier !

Vous savez, il reste tant à faire avant que ces familles n’arrivent à l’autosuffisance. Mais oui, ce qui est fait est fait.

Kivu

COMEQUI et le Kivu

En 2008, l’asbl Comequi voit le jour. Son fondateur, Michel Verwinghen est revenu 2 ans plus tôt à Goma, dans la région du Kivu, et il est atterré. Lui qui y avait vécu longuement durant les années 80 années ne retrouvait plus rien de ce qu’il connaissait. Les situations économique et sociale sont déplorables, voire catastrophiques. De retour en Belgique, avec l’aide de quelques amis qui, comme lui, acceptent de s’investir, il crée Comequi. Dès le départ, Thierry Beauvois fait partie de l’aventure. Il est aujourd’hui le directeur de l’asbl. Il nous éclaire.

Témoignage du directeur de l’a.s.b.l., Thierry Beauvois

Quel était l’état de la production du café à l’époque ?

Lors de son 1er retour, Michel Verwinghen a trouvé une région en pleine déliquescence. Il est vrai que l’éruption du volcan Nyiragongo qui avait ravagé le quartier commerçant de Goma en 2002 n’a rien arrangé, mais cela n’expliquait pas tout. Le génocide rwandais a lui aussi eu des conséquences dramatiques, détruisant les filières de commercialisation du café. Sans accès au marché, la culture du café, un arabica remarquable, n’est pas loin de l’abandon total. Les sols sont épuisés,les producteurs (des petits paysans) sont laissés seuls face à eux-mêmes, sans la moindre formation ou assistance technique. Incapables de valoriser leur récolte, notamment par un séchage adéquat, sans phase préalable de lavage et fermentation, les caféiculteurs restent inertes, incapables d’empêcher l’écroulement de la qualité du café. Mécaniquement, leurs revenus s’écroulent également, ils se retrouvent dans la misère.

Le but de l’asbl est à la fois simple et ambitieux : permettre à la population du Kivu, de mener par elle-même des actions de développement (durable) afin d’accroître ses revenus et d’améliorer ses conditions de vie

Exactement ! Cette volonté de développement passe par le redressement et le perfectionnement de la production caféière, notamment au travers de la formation et l’encadrement des caféiculteurs sur le terrain. La gestion de la station de lavage de café et le renforcement des moyens d’acheminement de la production sont deux autres aspects sur lesquels nous travaillons. L’asbl agit également auprès des torréfacteurs belges pour promouvoir le café de qualité produit par la coopérative des agriculteurs.

À terme, l’objectif de Comequi est de permettre aux cultivateurs d’atteindre l’autonomie financière, et surtout de retrouver la dignité qu’ils n’auraient jamais dû perdre. Les choses se dessinent bien, puisque le café est revenu à la hauteur de son énorme potentiel qualitatif et se commercialise aujourd’hui à 5 fois son prix d’il y a quelques années. Car pour le Kivu, la caféiculture est un vecteur de développement essentiel. Située en altitude, profitant d’un climat chaud et humide, la région bénéficie de conditions idéales pour la production d’un excellent arabica qui affiche fièrement une certification Fairtrade.
En Belgique, Comequi peut compter sur le relais de nombreux amis actifs, qui connaissent tous la région pour y avoir vécu ou effectué des missions de longue durée. Tous sont bénévoles, tous assument la totalité des frais de leurs actions apportant ainsi l’assurance que chaque euro récolté par l’asbl est utilisé sur le terrain, pour la production locale, pour les producteurs locaux. Café Liégeois, quant à lui, s’engage à reverser 0,20€ à Comequi pour chaque kilo vendu.